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Cela fait bientôt deux années que j’utilise le blog en support à mon activité professionnelle. L’idée initiale était de créer des échanges entre professionnels, quels que soient les champs de compétences tout en faisant rayonner les bonnes pratiques en ergonomie, expérience utilisateur et accessibilité numérique.

Engagé dans de nombreux projets (création de l’antenne lyonnaise de l’association Flupa, reprise d’études, organisation de conférences…), je fais aujourd’hui le constat que le format « blog » n’est pas le plus pertinent au regard des objectifs que je m’étais fixés… Les médias sociaux ont pris un efficace relais aux prises de parole engagées et à la transmission de savoirs.

Ce blog devrait par conséquent renaître de ces cendres sous peu avec une nouvelle orientation plus scientifique, plus experte. Nouveau thème graphique responsive et nouveaux sujets : psychologie cognitive, sociologie des usages, ethno-méthodologie et analyse conversationnelle…

A suivre…

L’Association des Ergonomes d’Orsay (ADEO) organise sa 13ème journée d’étude en ergonomie sur « l’ergonome et la performance » qui aura lieu le 17 janvier 2014 à l’Université Paris Sud à Orsay (91).

Pour répondre aux différentes problématiques de la performance, les intervenants définiront toutes les notions de performance ainsi que les différents enjeux pour les entreprises. Certains nous présenteront des études de cas sur des situations qu’ils ont rencontrées jusqu’ici.

L’une des volontés pour ce colloque est de créer un espace de partage d’expériences entre ergonomes confirmés et novices mais aussi avec d’autres corps de métier : psychologues du travail, économistes, chefs d’entreprise…

Inscriptions et information sur le site d’ADEO.

Le W3C a annoncé hier la publication des WCAG 2.0 en tant que norme internationale ISO/IEC 40500:2012 en vue de favoriser une meilleure harmonisation et de son adoption plus large par les gouvernements, les entreprises et la communauté du Web au sens large.

Le message en anglais ci-dessous donne toutes les précisions dont un communiqué de presse officiel du W3C, et un blog sur le sujet sur lequel il est possible de poster des commentaires.

Dear WAI Interest Group Participants,

We are please to announce that today W3C and JTC1, a joint technical committee of ISO and IEC, announced formal approval of Web Content Accessibility Guidelines (WCAG) 2.0 as an ISO/IEC International Standard, ISO/IEC 40500:2012.

« This important accessibility standard, which is already widely deployed internationally, can now benefit from additional formal recognition from ISO/IEC national bodies, » noted Jeff Jaffe, W3C CEO. « Such recognition is expected to increase internationally harmonized uptake of WCAG 2.0 by governments, business, and the broader Web community. »

ISO/IEC 40500 is exactly the same as the original WCAG 2.0 from the W3C Web Accessibility Initiative (WAI), which is freely available from: www.w3.org/TR/WCAG20

Supporting resources that provide practical advice for meeting ISO/IEC 40500 / WCAG 2.0 are available from the WCAG Overview at: www.w3.org/WAI/intro/wcag

The full press release is here: www.w3.org/2012

A blog open for comments is here: www.w3.org/QA/

Tweet: twitter.com/w3c_wai/

Please let us know if you have any questions. Feel free to circulate this message to other lists; please avoid cross-postings where possible.

Regards,
~Shawn Lawton Henry, WAI Education & Outreach
Judy Brewer, WAI Director

L’agence Nealite vient de créer son mini-site dédié au recrutement d’utilisateurs en vue de la passation de tests ou d’entretiens.

L’évaluation d’interfaces ou d’applications nécessite la création de panel représentatif de la population (appelé aussi échantillon) qu’il n’est pas toujours aisé de créer. Chaque projet possède sa propre grille de critères d’analyse, obligeant les ergonomes à recruter avec beaucoup d’attention les échantillons pour s’assurer de la fiabilité des résultats.

Le mini-site Etudes Nealite propose de tester en avant-première des sites web ou des applications contre rémunération en tickets Kadéos de 50€. Bien qu’ils ne soient pas les premiers à permettre des inscriptions en ligne (des entreprises telles Axance (Paris) ou Altics (Lyon) le pratiquent déjà), Nealite innove une fois de plus en proposant une expérience de navigation simple, claire et bien documentée. En bref : orienté utilisateur !

Par conséquent, si vous habitez Paris et sa région et que vous êtes prêt à donner quelques heures de votre temps pour aider à l’amélioration d’interfaces digitales et pour rencontrer des professionnels très sympas, n’hésitez plus : etudes.nealite.fr.

Initié dans le cadre des activités du GTA AccessiWeb (Groupe de Travail sur l’Accessibilité) dont j’ai le plaisir de faire partie, le MIPAW est un projet destiné à élaborer des méthodologies d’amélioration progressives, des systèmes de mesure, de suivi et de gestion de la qualité de l’accessibilité.

Les Web Content Accessibility Guidelines (WCAG) ainsi que les référentiels qui en sont issus tels qu’Accessiweb, RGAA… ont permis, au fil des différentes versions, de se doter d’un outil mature, adapté aux technologies et aux usages du web moderne.

Toutefois, rendre un contenu accessible consiste aujourd’hui à essentiellement s’assurer de sa conformité au regard d’une liste de critères techniques et de tests associés. Les notions de satisfaction des besoins utilisateurs et l’enrichissement de l’expérience utilisateur n’entrent que trop peu en considération durant cette phase alors même que c’est un élément central dans la gestion de la qualité par les professionnels du web.

L’évaluation de l’accessibilité est fondée pour l’essentiel sur un rapport entre un nombre d’objets et un taux d’erreur. Cela ne permet pas de définir clairement les besoins essentiels de l’utilisateur ni les conditions requises à l’élaboration d’un projet web accessible.

Par ailleurs si ce type de priorisation par la mesure d’un rapport d’incidence peut avoir des effets très positif sur la perception de l’expérience utilisateur par les gestionnaires de projet, elle ne résout pas le problème du manque de lisibilité des niveaux WCAG dont le niveau A continue, par son volume de charge notamment d’apparaitre comme un « mur infranchissable » à la plupart des équipes projet.

Fort de ce constat, un panel d’expert, comprenant des experts techniques et des experts utilisateurs, a évalué différents critères et les a noté en fonction de leur impact sur l’accès à l’information, marquant le début du projet.

MIPAW constitue une adaptation de la structure de WCAG mais n’est en aucun cas une méthodologie. Il permet de définir un cadre à partir duquel des méthodologies de toutes natures peuvent s’élaborer en cohérence avec les besoins essentiels de l’utilisateur, avec des stratégies de prises en charge beaucoup plus fines.

L’originalité du projet réside dans son orientation vers la conception et non vers la médiation (évaluation et corrections) comme c’est le cas actuellement. Les bénéfices attendus sont doubles : pour l’utilisateur qui aura un meilleur accès à l’information et pour le client/prescripteur grâce à la progressivité de l’implémentation, à la satisfaction de ses clients finaux et à une meilleure allocation des ressources du projet.

Pour aller plus loin, accédez à l’article complet sur le blog blog.acti.fr.

Retour sur l’expérience d’adidas Originals lors d’une soirée d’inauguration d’un magasin parisien en octobre dernier. L’agence SidLee Paris a créé pour l’occasion un photomaton révolutionnaire : le Tofomatic.

Après avoir travaillé avec un danseur professionnel et construit la structure physique du dispositif, l’équipe a placé le système de prise de vue destiné à produire des séries de photos.

La seule condition pour participer est d’avoir a minima une paire de Retro Running ou de Sleek aux pieds et de respecter la pose soumise à l’écran… Résultat : chaque cliché recrée la chorégraphie initiale et produit une vidéo en stop motion collaborative et en direct…

«Penser qu’une idée qui tue tue d’abord une idée existante, en plus d’être une idée qui réussit. Par définition, créer c’est faire quelque chose de différent.»

Auteur : Nicolas Bordas (Président de TBWA France et auteur de L’idée qui tue) durant la conférence « Emotion et intuition, quand le Management devient intelligent » donnée le 3 avril 2012 à l’Atrium de l’Essec Executive Education de Lyon aux côté de Christophe Haag, auteur de « Génération QE » et « La Poulpe Attitude », et Joël Luzi, spécialiste des mécanismes émotionnels.

Une campagne de sensibilisation aux violences domestiques a été lancée le 30 avril dernier sur des écrans e-motion (technologie JCDecaux) en gare d’Euston (Angleterre).

Le dispositif encourage les passants à utiliser leur téléphone portable et à effectuer un simple mouvement de déplacement (« drag & drop ») sur leur écran. La suite en image…

L’opération « Drag Him Away » est signée JWT Londres et est permise grâce à un dispositif d’écrans impressionnants. Elle permet également d’impliquer le public sur une problématique sociétale et d’engager a minima une réflexion autour de ce sujet sensible…

Cette semaine est sortie une opération de street marketing organisée par Ogilvy pour Tic Tac. Nom de code : Opération la pire haleine. Jusque là, pourquoi pas… le concept est plutôt cohérent avec l’offre produit.

Bien décidée à rajeunir son image, la marque s’inscrit dans la même veine que les opérations comme « Ma Contrexpérience » (orchestrée par l’agence Marcel) ou celle organisée tout récemment par la chaîne de télévision TNT en Belgique.

Tous les ingrédients sont là pour réussir la campagne et offrir une bonne viralité au film. Une idée (les conséquences dramatiques de la mauvaise haleine), un lieu (une place de Rouen, ville du siège de la société Ferrero) et des participants issus de la population (des employés de l’usine Ferrero, l’équipe de basket locale,..), sans oublier la « cible » sur laquelle le dispositif va se refermer !

Seulement voilà… nos « pigeons », à qui l’un des participants vient poser une question et quoi voit l’ensemble des personnes présentes sur la place tomber inanimées, apparaissent si mal à l’aise (l’un deux se sauve même en courant) que toute la dimension comique disparaît instantanément.

Malaise… Qui aurait souhaité se retrouver à leur place ? Franchement ? Car avant que le film projeté sur l’écran géant délivre son message final (pourquoi d’ailleurs avoir poursuivi l’hécatombe sur écran géant ?), ces acteurs d’un jour ont dû vivre un grand moment de solitude.

L’agence, qui excelle pourtant par ailleurs, aurait-elle oubliée qu’un des moteurs essentiels à la réussite d’un bon bouche-à-oreille durable réside dans la bienveillance et le respect ? La délivrance de la cible se fait bien trop attendre et l’émotion pas au rendez-vous. Dommage ! Il ne manquait certainement pas grand chose pour transformer l’opération en réussite conversationnelle.

Pour l’heure, l’opération de la chaîne TNT a cumulé plus de 10 millions de vues sur Youtube en 3 jours (tout de même !) contre 2,5 millions pour Tic Tac en 7 jours… Le hashtag dédié – #lapirehaleine – destiné à faire parler de l’opération sur Twitter rassemble… 6 tweets.

L’accroche finale « Avoir une haleine de bouc peut faire plus de dégâts que vous ne le pensez ! » s’avère dans le cas présent plus que véridique… Allez, j’me prends un p’tit cachou pour la peine ;-) [sourire].

«Le design émotionnel transforme les utilisateurs occasionnels en fanatiques, prêts à parler aux autres de leur expérience positive / Emotional design turns casual users into fanatics, ready to tell others about their positive experience»

Auteur : Aarron Walter (designer, conférencier et auteur, entre autres, de Designing for Emotion, ouvrage donnant des clés pour faire aimer un site aux utilisateurs grâce à l’expérience utilisateur).

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2011 février

18

Fév
2011

One Comment

In Bonnes pratiques

By Fittsize Me

Réflexion du jour

On 18, Fév 2011 | One Comment | In Bonnes pratiques | By Fittsize Me

« Designers Work Hard, So Users Don’t Have To »

« Designing (and programming, implementing, and especially testing), is difficult work, requiring mastery of a slew of technical skills. Building a super user experience may be quite difficult, and building it correctly may be too difficult for mere words to describe, but — hey — without a positive user experience your users will click away, never to return ».

Extrait de : philosophe.com, article « Common Sense Rules for Interaction Design« 

18

Fév
2011

2 Comments

In Des chiffres !
Ergonomie - UX

By Fittsize Me

On parcourt le journal sur l’iPad, on le lit sur le papier !

On 18, Fév 2011 | 2 Comments | In Des chiffres !, Ergonomie - UX | By Fittsize Me

Miratech , l’agence spécialisée dans l’étude et l’analyse des comportements utilisateurs, a publié une seconde étude sur les différences de lecture entre iPad et journal papier.

La première étude avait démontré que la "lecture sur iPad est plus superficielle que la lecture sur un journal papier". Bien que la durée de lecture soit sensiblement la même sur les deux supports, le journal papier favorise la concentration et la mémorisation  des articles. "Suite à la lecture, seulement 70% des participants se rappelaient d’un article sur iPad, contre 90% pour le support papier"

Cette seconde étude approfondit l’analyse, notamment sur la durée moyenne de lecture totale, le nombre d’articles parcours et le nombre de publicités vues. La méthodologie reste identique à la première étude, le journal 20Minutes servant de référence aux tests.

La durée moyenne montre que les utilisateurs passent environ 2 minutes et demie de plus à lire le journal complet sur iPad. Le contenu de l’iPad apparaît également comme plus attrayant – luminosité et contraste des textes et images -, ce qui incite l’utilisateur à rester sur le support. La contrepartie observée est une fatigue occulaire plus importante que la lecture d’un journal papier.

Le nombre d’articles parcourus fait ressortir un point important : "les lecteurs parcourent deux fois plus d’articles sur un journal iPad que sur un journal papier (35% d’articles parcourus pour l’iPad contre 18% pour le support papier)".  En revanche, la perception des publicités ne fait pas apparaître de différence significative : "26% des publicités sont vues sur l’iPad contre 21 % sur le journal papier".

Eve Demange, de Plume Interactive, s’interroge sur ces disparités et complète sa réflexion avec l’étude "Eyetracking the news" réalisée par le Poynter Institute en 2007 et disponible sur Amazon. Elle avait démontré que "plus l’information était découpée et présentée sous des formats denses comme un graphique, des questions/réponses ou des cartes, plus les internautes assimilaient cette information durablement".

En conclusion, Miratech a montré des différences de lecture entre un journal papier et l’iPad : l’iPad induit une lecture du journal efficace, mais superficielle. On parcourt plus d’articles, mais on les retient moins. Le contenu est mieux assimilé et mémorisé sur un journal en version papier.

Accéder à l’étude complète

09

Fév
2011

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In Des chiffres !

By Fittsize Me

Parts de marché des navigateurs web, janvier 2011

On 09, Fév 2011 | No Comments | In Des chiffres ! | By Fittsize Me

Les chiffres de janvier 2011 viennent d’être publiés par Statcounter.

Ils confirment la tendance observée en fin d’année : Firefox continue sa progression (30,84% vs 28,5% en décembre 2010) face Internet Explorer, toutes versions confondues et Internet Explorer 6 devient cette fois totalement anecdotique sur le marché français (2,02% vs 4,1% en décembre 2011).

  1. Firefox 3.6 avec 30,84% de parts de marché
  2. IE8 à 27,99%
  3. Chrome 8 à 14,07%
  4. IE7 à 9,51%
  5. Safari 5 à 5,02%
  6. Firefox 3.5 à 3,50%
  7. IE6 à 2,02%
  8. Firefox 3.0 à 1,30%
  9. Opera 11 à 0,87%
  10. IE9 à 0,63%

Source : le blog de www.casusbelli.fr

08

Fév
2011

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In Ergonomie - UX

By Fittsize Me

Que la force soit avec toi…

On 08, Fév 2011 | No Comments | In Ergonomie - UX | By Fittsize Me

Volkswagen, à l’occasion du Super Bowl, a décidé de dévoiler ce film vraiment bien réalisé et rythmé. Et la chute – bien que prévisible – est assez drôle…

Le buzz créé en diffusant le film 4 jours avant le début de l’événement est indéniable : plus de 5 millions de vues en seulement 2 jours.

Relayé sur de très nombreux blogs et les réseaux sociaux, tout le monde l’aura finalement déjà vu le jour du Superbowl ! Là où la stratégie est originale, c’est de parier que les spectateurs ne voudront pas rater sa diffusion « officielle » sur les écrans géants ou leurs télévisions. A voir….

Réalisation : Deutsch Inc.

08

Fév
2011

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In Ils ont osé !

By Fittsize Me

Facebook et la vie privé…

On 08, Fév 2011 | No Comments | In Ils ont osé ! | By Fittsize Me

Suite à la diffusion de Capital sur M6 le dimanche 6 février avec pour thématique « la Vie Privée », j’ai été surpris autant qu’amusé du traitement donné concernant l’application Facebook.

Oui, l’outil maléfique de Mark Zuckerberg analyse les données qui y sont publiées. Oui, des moteurs de recherche indexent certains contenus de nos messages à des publicités existantes et oui, on peut se demander ce qu’il adviendra de ces milliards de données d’ici quelques années. Mais ne tombons pas dans la paranoïa !

L’ensemble des informations d’un profil Facebook sont transmises par l’intéressé lui-même ! S’il souhaite faire part de ses convictions politiques, de la musique qu’il apprécie ou s’il affectionne la géolocalisation, il le fait de manière consentente…

Alors, à chacun de contrôler les informations qui relèvent de la vie privée ! Pour le reste, cela fait partie du jeu…

Je ne peux résister à l’envie de partager la réflexion de Caroline, de SayWho.fr, dans son billet nommé « Avant Facebook » :

« […] Avant Facebook, j’oubliais plein d’anniversaires de gens que j’aimais et ça les vexait (je suis nulle en dates).

Avant Facebook, quand je me faisais voler un téléphone portable, je galérais pour en retrouver un de rechange (maintenant, un petit status et hop, trois minutes plus tard on m’en propose douze). Ca marche aussi pour les recherches d’appart, de stagiaires, de Dj, de divx, de contacts à l’étranger, d’amour, etc.

Avant Facebook, quand on rencontrait quelqu’un (un mec sublime, une fille sympa, un contact pro), il fallait immédiatement dégainer son numéro de téléphone, qu’on n’a pas toujours envie de donner. Maintenant, on demande son prénom et on le cherche dans la liste de l’ami qu’on a en commun. Point.

Avant Facebook, quand on voulait garder le contact avec des potes qu’on ne voit pas souvent, il fallait téléphoner. Je ne suis pas très téléphone.

Avant Facebook, quand on ne voulait pas garder le contact avec quelqu’un, on ne pouvait pas lui faire savoir. Maintenant, on le supprime de ses amis, et il le sait.

Avant Facebook, quand on voulait interviewer un people, on passait par son agent ou sa maison d’édition et c’était chiant (maintenant, on lui envoie un petit message Facebook et hop, il nous cale un rdv pour dans trois jours). Avant Facebook, pour les soirées, on faisait des flyers. Merde, quoi, des flyers.

Avant Facebook, on ne pouvait pas sélectionner les photos qu’on voulait montrer et celles qu’on voulait cacher. Maintenant, on peut se détagger. Et on peut tagger, aussi.

Avant Facebook, on ne savait pas que Truc était un pote de Machin. Ca alors, le monde est petit. Avant Facebook, on ne pouvait plus créer des clubs à noms débiles passée l’école primaire. Maintenant, il y a les “groupes”.

Avant Facebook, pour rencontrer des gens sur le web, il y avait Meetic. … Seriously, Meetic ?
Avant Facebook, pour chatter avec ses potes, il y avait MSN. … Seriously, MSN ?
Avant Facebook, pour faire une pause au boulot, on était bien emmerdés.

Je pourrais faire une liste de douze pages, mais je vais terminer sur l’essentiel. Le coeur même de la bête, saignant et palpitant. Avant Facebook, quand on trouvait un garçon à son goût, on pouvait fantasmer pendant des semaines avant d’apprendre après enquête qu’il était maqué, ou marié, ou né en 1987, ou fan d’Arthur, ou adepte du langage SMS-LOL-KIKOO, ou inscrit au groupe “Fier de mon identité nationale”. Maintenant, plus de fantasme inutile : un petit tour sur sa page, et on se calme direct.

Avant Facebook, après une séparation, on ne pouvait apprendre des choses sur son ex qu’en interrogeant les amis communs. On ne pouvait pas savoir quelle gueule avait sa nouvelle copine. On ne pouvait pas non plus apprendre que John jouait de la guitare, que Cindy avait eu un enfant (à ce propos : les photos de profil avec enfant, il faut que cela cesse), que Roger n’avait pas d’humour (il ne capte pas le 3e degré dans les status), ou que Jessica était une super slut (cf. la photo d’elle en string). Maintenant, on peut espionner comme des enfoirés sans que personne ne le sache, et comprendre plein de choses sur son entourage.

En résumé, Facebook, c’est comme un magazine vivant parlant des gens qu’on aime (ou qu’on déteste, ça marche aussi). Où il suffit de SAVOIR GÉRER ses infos (= les photos de vos gamins, votre numéro de téléphone ou les informations de votre vie intime n’ont strictement rien à y foutre, en effet. Et votre patron dans votre liste d’amis, non plus). »

A bon entendeur !

Article 47

On 03, Fév 2011 | No Comments | In Accessibilité numérique, Bonnes pratiques | By Fittsize Me

Cette semaine a été lancée la lettre ouverte pour l’accessibilité numérique du collectif « Article 47 ». Cette démarche citoyenne, soutenue par de nombreux professionnels, a pour fondemement l’application stricte de la loi.

L’article 47 de la loi de février 2005 fixe un objectif ambitieux : rendre l’ensemble des « services de communication publique en ligne des services de l’État, des collectivités territoriales et des établissements publics qui en dépendent […] accessibles aux personnes handicapées ».

Le décret d’application de cet article 47 a été publié le 14 mai 2009. Cette date marque le début du délai prévu par la loi pour la mise en accessibilité des services de communication en ligne : 2 ans pour les services de l’État, 3 ans pour les collectivités.

Le Référentiel général d’accessibilité pour les administrations (RGAA) a été officiellement approuvé par l’arrêté du 21 octobre 2009 ; ce référentiel précise les exigences techniques à respecter pour l’accessibilité des contenus Web.

« A 4 mois de la première échéance fixée par le décret d’application – 14 mai 2011 pour les sites Web des services de l’État –, où en sommes-nous dans le processus de mise en conformité des sites des services publics français ? »

Le tour d’horizon n’est guère rassurant… Bien que certains sites publics se soient largement investis dans une démarche de mise en conformité, beaucoup d’autres n’ont pas voulu ou su s’orienter vers une application de la loi et du Référentiel Général d’Accessibilité des Administrations auquels ils sont soumis… mon précédent billet sur le site de la ville de Saint-Priest en est un bon exemple.

« Très concrètement, en l’absence d’un plan de déploiement fixant des priorités, cet élargissement du périmètre d’application est souvent source de démobilisation chez les décideurs des entités administratives concernées : ce qu’ils avaient perçu comme « difficile, mais faisable » quand il s’agissait de rendre leurs sites Web Internet accessibles, apparaît comme une « mission impossible » quand ils réalisent l’envergure du projet. Les échanges avec les éditeurs des logiciels métiers qu’ils utilisent – dont ils sont parfois quasi captifs -, les confortent dans ce pessimisme : l’accessibilité n’est souvent pas un enjeu prioritaire pour ces éditeurs. »

Le collectif propose une analyse très claire de la situation et soumet une série de 5 propositions destinées à atteindre les objectifs fixés par l’article 47.

Accédez à la lettre ouverte : www.article47.fr

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