3 novembre 2011 Fittsize Me

Dans le cadre du prochain UX Paris Book Club basé sur l’ouvrage « Mobile First » de Luke Wroblewski, je saisis l’opportunité de partager la réflexion de cet expert digital en matière de formulaires.

Dans le cadre de ses recherches et expérimentations, Luke s’est aperçu que la variation de présentation des formulaires entraînait une augmentation du taux de conversion. En clair, les internautes effectuent plus facilement une action de soumission de données personnelles avec une approche narrative (aussi appelée « Mad Libs forms »).

Au niveau de la mécanique, les formulaires narratifs se présentent assez simplement sous forme de phrases, à l’intérieur desquelles sont laissés des champs vides que les internautes sont invités à compléter.

Le site de musique Moof ou celui de création de podcasts en ligne Huffduffer illustrent cette nouvelle tendance.

Afin de mesurer l’impact réel de ces formulaires et d’écarter toute variation liée à l’effet de nouveauté, Ron Kurti a réalisé des séries de tests sur le site Vast.com. Utilisant alternativement la forme traditionnelle et narrative (cf. visuel ci-dessous), Ron et son équipe ont observé une augmentation de 25 à 40% du taux de conversion !

Peut-on parler pour autant de révolution ? Le processus de traitement de l’information – en général anxiogène pour tout ce qui touche aux données personnelles – présente ici une fluidité et une pertinence qui pourrait le laisser penser…

Or, s’affranchir des standards du web pour des raisons statistiques est à ce jour un choix osé et peut être perturbant pour l’utilisateur. A utiliser avec précaution, en attendant qu’il devienne peut-être un jour une nouvelle convention !

, , , ,