25 mars 2011 Fittsize Me

Olivier Schmouker, journaliste canadien, publie sur son blog une analyse très pertinente du fonctionnement de l’agence Sid Lee.

L’agence montréalaise, qui a tout récemment signé le budget Dell monde, possède une vision originale et efficace de son organisation. Au delà de la culture québécoise, Sid Lee a su exporter son modèle créatif à Paris, Toronto ou encore Amsterdam avec brio. Retour sur cette conception hors norme de la communication en 10 points avec Jean-François Bouchard, cofondateur et président de l’agence….

1. Faire le casting des meilleurs talents.
«Embaucher, c’est combler une case dans un organigramme. En revanche, procéder à un casting, c’est tenter de donner une place à un talent qu’on rencontre, c’est s’offrir la possibilité d’adapter l’organisation au nouveau talent qui arrive dans le groupe».

2. Ouvrir son esprit.

3. Stimuler la multidisciplinarité.
«La pire erreur, c’est de confier la créativité à un groupe et un seul, comme de laisser la R&D à la bande d’ingénieurs de l’entreprise»,

4. Jouer en équipe.

5. Collaborer & Donner.

6. Éliminer les frontières.
Les talents peuvent provenir de n’importe où, il est donc absurde de mettre des barrières aux étrangers : chez Sid Lee, on y parle plus de 20 langues différentes et les employés sont issus d’une trentaine de pays.

7. S’ancrer dans un foyer de créativité.

8. Un lieu de vie, et non de travail.

9. Expérimenter et se planter.
«Nous, nous avons une longue liste d’erreurs, et nous en sommes fiers», dit-il. Car celle-ci est la preuve que personne n’a peur d’oser se montrer créatif…

10. S’amuser.
La créativité ne carbure vraiment que dans un contexte ludique. Partant de ce postulat, Sid Lee s’est bâti sur une culture de la fête, à l’image du «Sid Lee Day», une journée où chacun est obligé de venir au bureau, mais a l’interdiction absolue de travailler !

Lire l’article complet d’Olivier Schmouker

Je reste convaincu, à l’instar d’Olivier, que ce type de fonctionnement est adaptable et exportable auprès de la plupart des agences. Cela implique en revanche un engagement fort de la part de l’équipe et des dirigeants. Jean-Julien Guyot, vigie de la marque Sid Lee, m’a dit un jour : « Chaque jour est unique… tu as le pouvoir de faire qu’il soit bon ou non »… alors, pourquoi ne pourrait-on pas redéfinir au quotidien l’entreprise avec cette même philosophie ?

Pour aller plus loin…

Comments (2)

  1. Fittsize Me

    Jean-Julien,
    Je suis parfaitement d’accord avec toi. En revanche, je maintiens que l’humain a la capacité à évoluer au travers de ses expériences et par conséquent à développer une « posture mentale » efficiente… même si, je le reconnais, cela demande une ouverture d’esprit et un investissement personnel conséquent !

  2. En fait, la recette seule ne vaut rien, l’élément catalyseur c’est l’attitude et ça tu l’as ou tu l’as pas et je ne pense pas que c’est quelque chose que tu peux apprendre malheureusement.
    C’est un état d’esprit, une posture mentale unique qui est le fruit de ton vécu, de tes valeurs et de tes croyances.

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