Viralité : retour sur un bouche-à-oreille inattendu

Kevin Allocca, trend manager chez Youtube, explique dans cette vidéo quels facteurs transforment un contenu parmi des milliers d’autres en une référence virale.

L’exemple utilisé dans sa conférence démontre qu’un contenu décalé, inattendu, bon enfant et humoristique constitue la première étape vers la viralité. Il faut ensuite qu’un influenceur le remarque et le partage avec son réseau, qui va, à son tour, faire de même, et ainsi de suite…

Grâce à la multitude de canaux et de réseaux sociaux, la diffusion devient exponentielle et non limitée dans le temps, à la différence d’un « buzz » souvent onéreux et créé au sein de services marketing…

La citation du jour…

« Observer les utilisateurs permet de prendre de bonnes décisions en toute confiance et certitude. Et pourquoi cette technique plutôt qu’une autre ? Parce que selon moi, 80% de la valeur ajoutée de ces tests vient de la magie qui opère quand on observe et qu’on écoute les gens pendant qu’ils se servent d’un design. Ce qu’on voit et entend est souvent surprenant, parfois éclairant, et par‑dessus tout imprévisible. Et cette imprévisibilité est difficile à capturer autrement. »

Auteur : Dana Chisnell (co-auteur du Manuel des Tests d’utilisabilité ) au sujet de la désacralisation des tests d’utilisabilité sur Pompage.net.

Nouvelle étude sur le rapport des enfants avec le numérique

L’agence Aegis Media France publie une deuxième étude réalisée auprès de plus de 1 000 enfants et parents sur l’usage que font les 3-12 ans d’internet.

Voir l’étude sur SlideShare

Cette étude illustre que les enfants sont de plus en plus connectés (89% de 7-12 ans se rendent sur le web chaque semaine pour 68,1% des 3-6 ans !), jusque là, rien de bien surprenant ni nouveau… L’activité est alors essentiellement dédiée à la consultation de vidéo, d’écoute de musique en ligne et aux jeux.

Les activités de recherche sur le web, regarder des émissions télévisuelles, discuter avec des amis et télécharger de la musique, vidéo ou jeux (sans préciser si cela se fait dans un cadre « légal ») ressortent également sur les tranches d’âge hautes.

Un enseignement intéressant de cette étude est que de nombreux enfants sont placés en situation d’autonomie devant leur écran. 19,6% des 3-6 ans (le pourcentage monte à 31% devant un jeu) et 55,5% des 7-12 ans sont connectés sans présence adulte. Cela représente 7 points de plus par rapport aux chiffres de 2009. Intéressant car se développent en parallèle ces derniers temps de nombreuses actions publiques ou privées dénonçant les dangers du web – avec une touche de paranoïa – et incitant à un contrôle parental renforcé…

Un autre point notable est l’augmentation de la dimension sociale pour ces jeunes utilisateurs. 25% des 7-12 ans déclarent posséder un compte Facebook et 5% des mères d’enfants de 3 à 6 ans prétendent que leur enfant possède déjà son compte ! Assez étonnant, d’autant plus que les conditions d’utilisation sur ce réseau social précise très clairement que les moins de 13 ans ne peuvent s’inscrire… Bien que l’usage des réseaux sociaux ne soit pas dangereux en tant que tel, cela interroge néanmoins le rapport entretenu entre les internautes de tous âges et leur présence en ligne, ainsi que la délicate question de la protection des données personnelles et du droit à l’oubli numérique… Est-ce un hasard si la CNIL lance au même moment sa campagne « Réflechissez avant de cliquer » ?

Pour finir, il est à noter que les plus jeunes ont déjà des contacts répétés avec les marques : 43% des 7-12 ans visitent leurs sites fréquemment ou occasionnellement, essentiellement pour y jouer ou regarder des vidéos. Cela illustre la capacité marketing d’enseignes telles que Coca-Cola, adidas, Nutella ou Oasis à pénétrer l’univers des enfants et des adolescents au delà des médias traditionnels.

Il est toutefois regrettable que l’enquête ne se soit pas intéressée plus à la fiabilité des informations du web ou à leur perception des risques, comme l’avait abordé l’étude très complète réalisée par Fréquence Ecole l’année dernière.

télécharger l’étude (format pdf)

Conférence Altima sur le Mobile et le Responsive Design au MAC de Lyon

Le Musée d’Art Contemporain de Lyon accueillait ce jeudi 15 mars la conférence Mobile organisée par Altima. Après un petit déjeuner aux côtés de créations monumentales de Robert Combas et une rapide présentation de l’agence, Stéphane Lecouturier – directeur de création et UX – s’est attaché à présenter un panorama très complet du marché du mobile, avec de nombreux chiffres et retours d’expériences documentés et récents.

En évitant les clichés, il a abordé – non sans humour – les contraintes liées au dispositif mobile (applications, sites mobiles, tablettes…) mais également à la multiplication des résolutions, des supports, des systèmes d’exploitation… Pour sortir de cet imbroglio cross-devices, l’une des solutions consiste à développer un dispositif en utilisant le design adaptatif, en traduction au Responsive Design dont il a déjà été question dans un précédent article.

Cette technique, rappelons-le, permet de n’utiliser, pour faire simple, qu’une seule structure de site s’adaptant à tous les dispositifs existants, jusqu’à la TV connectée. Très innovante, elle reste encore – selon moi, trop peu mise en place au sein des agences web, souvent faute de compétences internes et par manque de maîtrise de l’impact budgétaire. Cela avait entraîné d’ailleurs de nombreuses discussions passionnées lors d’un atelier des Designers Interactifs de Lyon à l’automne dernier… D’autant plus qu’il existe quelques inconvénients…

Quelques exemples concrêts ont permis de bien appréhender cette approche, comme le très réussi Foodsense. Stéphane a achevé son intervention avec une démonstration d’un prototype e-commerce en full responsive, prouvant ici l’importance d’une réflexion stratégique orientée utilisateur.

Je tiens à remercier Stéphane pour la qualité de son intervention et notre échange off sur l’UX en France. Merci également à l’équipe Altima pour son accueil et leurs cadeaux (des T-shirts multicolores sur le thème de la conférence qui ont fait des envieux !) sans oublier la visite de l’exposition de Robert Combas qui a clos la matinée.

Suivez l’UX Book Club Paris ce soir en direct !

Aarron Walter sera ce soir en direct chez Nealite (via Skype) pour échanger sur son livre « Designing For Emotion », publié chez A Book Apart.

©Nealite Paris

L’ouvrage décrit de façon pragmatique les stratégies et les méthodes destinées à augmenter la qualité de l’expérience utilisateur. Au travers de nombreux exemples et des études de cas, l’auteur nous offre une vision originale de la conception d’interfaces émotionnelles.

Pour ceux qui n’ont pas la chance d’être présents chez Nealite ce soir, vous pouvez suivre le livetweet de l’événement : #design4emotion.

Accessibilité des services publics : où en sommes-nous ?

En janvier dernier, le collectif Article 47 publiait une lettre ouverte pour l’accessibilité numérique des services publics destinée à alerter les pouvoirs publics sur le retard pris dans la mise en conformité des sites des services publics français .

9 mois après la première échéance fixée par le décret d’application pour les sites de l’Etat (14 mai 2011), en dépit d’un forum européen de l’accessibilité numérique où la secrétaire d’Etat auprès du Ministre des solidarités et de la cohésion sociale a ré-affirmé l’engagement du Gouvernement dans ce domaine (sic !), en dépit du rapport de l’Observatoire interministériel de l’accessibilité et de la conception universelle qui reprend peu ou prou le contenu de la lettre ouverte du Collectif Article 47, en dépit de la conférence nationale du Handicap du 8 juin dernier qui a plus traité des dispositions des dérogations possibles, le constat n’a guère évolué…

En dehors d’un portail dédié et d’un centre de ressources donnant des exemples de bonnes pratiques (dont certains exemples à ne surtout pas suivre car non-accessible ! un comble…) et d’un plan de 25 millions d’euros pour l’accessibilité numérique des sites internet de l’Etat et du Gouvernement, la quasi-totalité des sites internet publics n’est toujours pas en conformité avec le RGAA !

Des centaines de sites de sites sont donc, depuis le 15 mai dernier, en infraction avec la loi. En mai prochain, ce sera au tour de la plupart des collectivités ! Et le plus inquiétant dans tout cela, c’est de voir l’absence de réactions et d’actions concrêtes. Pire, les sites publics continuent de travailler avec des prestataires non compétents sans que cela pose le moindre problème…

Patrice Bourlon, expert accessiweb et membre du GTA, conclut sur le même thème avec une touche d’humour noir :

« Six ans et demi depuis l’adoption de la loi ! Dans ce dossier, les gouvernements successifs commencent me semble-t-il à avoir épuisé les moyens de faire du surplace tout en faisant semblant d’avancer […] »

Sans parler des prochaines élections présidentielles à venir…

Profitez-en pour découvrir les tests effectués par Patrice auprès de ministères, établissements publics…

ça bouge du côté de…

FullSIX, agence de marketing interactif qui ouvre un département dédié à l’expérience utilisateur (UX) sur son site .

« Ce département accompagnera l’ensemble des clients du groupe FullSIX dans leur stratégie multicanaux pour définir l’expérience client au travers de tous les points de contact, et développera une offre de service design »

Source : FullSIX.fr

C’est Sylvie Daumal qui prend la tête du département, après avoir travaillé – entre autres – pour la BBC ou pour Duke Razorfish. Elle précise :

« Le groupe FullSIX est guidé par une vraie vision du digital et place le client au cœur de sa démarche. Le marketing synchronisé se fonde sur les personae, pierre angulaire de la démarche centrée sur l’utilisateur. Je suis heureuse de rejoindre une agence qui a une telle ambition pour cette expertise et la place au cœur du marketing de demain. »

Alors bienvenue Sylvie !
Et gageons que d’autres agences feront le pari, tout comme FullSIX, d’intégrer l’expérience utilisateur au coeur du dispositif digital.

Bonnes pratiques : le responsive design

L’agende Dagobert, après leur excellente présentation du concept de Happy Marketing, signe cette fois-ci un très joli document sur le Responsive Design.

Cette technique est née suite à la multiplication des résolutions d’écrans (smartphones, tablettes, télé-connectée,…) et permet d’adapter le contenu en fonction du dispositif utilisé. Les éléments peuvent se redimensionner, disparaître et se réorganiser en fonction des tailles des écrans et par conséquent des besoins utilisateurs.


Voir d’autres présentations de l’agence dagobert

Pour aller plus loin : Responsive Web Design, par Ethan Marcotte aux éditions A Book Apart.

Vu chez users-experiential.net