Et si on parlait de formulaires narratifs ?

Dans le cadre du prochain UX Paris Book Club basé sur l’ouvrage « Mobile First » de Luke Wroblewski, je saisis l’opportunité de partager la réflexion de cet expert digital en matière de formulaires.

Dans le cadre de ses recherches et expérimentations, Luke s’est aperçu que la variation de présentation des formulaires entraînait une augmentation du taux de conversion. En clair, les internautes effectuent plus facilement une action de soumission de données personnelles avec une approche narrative (aussi appelée « Mad Libs forms »).

Au niveau de la mécanique, les formulaires narratifs se présentent assez simplement sous forme de phrases, à l’intérieur desquelles sont laissés des champs vides que les internautes sont invités à compléter.

Le site de musique Moof ou celui de création de podcasts en ligne Huffduffer illustrent cette nouvelle tendance.

Afin de mesurer l’impact réel de ces formulaires et d’écarter toute variation liée à l’effet de nouveauté, Ron Kurti a réalisé des séries de tests sur le site Vast.com. Utilisant alternativement la forme traditionnelle et narrative (cf. visuel ci-dessous), Ron et son équipe ont observé une augmentation de 25 à 40% du taux de conversion !

Peut-on parler pour autant de révolution ? Le processus de traitement de l’information – en général anxiogène pour tout ce qui touche aux données personnelles – présente ici une fluidité et une pertinence qui pourrait le laisser penser…

Or, s’affranchir des standards du web pour des raisons statistiques est à ce jour un choix osé et peut être perturbant pour l’utilisateur. A utiliser avec précaution, en attendant qu’il devienne peut-être un jour une nouvelle convention !

Champagne, paillettes et QR code ?

Quelques jours après une discussion passionnante à l’occasion du 10ème Networking Interactif organisé par l’équipe lyonnaise des Designers Interactifs autour de l’avenir des QR codes et autres Flash codes, la maison prestigieuse Pommery tente une expérience unique.

Alors que le constat dans l’Héxagone montre d’importantes limitations sur l’utilisation, la compréhension et la plus-value perçue de ces dispositifs graphiques, Pommery n’hésite pas à placer sur ses bouteilles une pastille comportant un QR code, transformant le produit en média à part entière.

Bien que la maison Vranken Pommery soit habituée à innover (notamment avec ses « expériences » associant artistes et mécenes autour d’un thème donné), elle rompt ici les codes du luxe.

Apposé sur l’avant de chacune des bouteilles de la gamme, cet emblème d’un genre nouveau envoie, dès qu’il est scanné, vers un mini-site dédié permettant de découvrir la gamme avec de nombreuses vidéos de dégustation du Chef de cave, d’accéder à une visite virtuelle des Crayères… L’invitation à rejoindre « le cercle des initiés » sur une fanpage Facebook offre une expérience tribale renforçant l’intérêt de la marque. Seul point noir, le mini-site ne détecte pas la présence de l’application Facebook sur le smartphone et oblige alors à entrer les codes de connexion manuellement… Cela génère une légère frustration (un frein pour certains ?) qui aurait pu être aisément évitée.

Le dispositif, réalisé par l’agence H, est accompagné d’une campagne de presse et d’affichage où le QR code s’étale sur fond bleu éléctrique.

Au revoir et merci.

Steve Jobs, grand visionnaire et entrepreneur de génie, s’est éteint mercredi 5 octobre 2011.

www.apple.com

Le site apple lui rend à ce titre un émouvant hommage, dans cette simplicité dont la marque nous a habituée.

Croisons à présent les doigts pour que ses successeurs continuent à nous surprendre et à nous faire rêver…

Mieux comprendre l’accessibilité au quotidien

Le Premier Samedi du Libre d’octobre 2011 se déroulera le 1er octobre 2011 à la Cité des Sciences et de l’Industrie de Paris.

« Quel que soit votre niveau en informatique vous pourrez découvrir les logiciels libres et matériels permettant à toute personne ayant un handicap ponctuel ou permanent de se servir de son ordinateur pour les tâches du quotidien ? »

La journée est organisée par « Premier samedi du Libre« , association de promotion des logiciels libres d’accessibilité, qui possède l’immense mérite de permettre de s’immerger de façon concrête dans les difficultés quotidiennes que peuvent rencontrer les personnes handicapées autour de l’informatique et du web.

Alors rendez-vous à 13h dans la salle Agora (au niveau -1) !

Fil twitter du Premier Samedi du Libre : http://twitter.com/premiersamedi

Plume Interactive lance officiellement son offre d’ergonomie éditoriale

Eve Demange, la fondatrice de Plume Interactive, vient de lancer son site officiel. Après plusieurs années à écrire des posts passionnants sur son blog (et ce n’est pas fini), cette experte de l’ergonomie éditoriale officialise son offre sur www.plume-interactive.com.

Si vous souhaitez être accompagné(e) à la rédaction pour votre référencement ou si vous souhaitez réaliser un audit ou une charte éditoriale, n’hésitez pas à contacter Eve. Son expertise l’a amenée à travailler pour des clients tels que Ebookers, SFR, Noos, Femininbio, Nature et découvertes, France 5 Education, L’Oréal Professionnel, etc.

L’écriture web est un art à part entière dans lequel Eve excelle. Je lui souhaite tout le succès qu’elle mérite sur ce beau projet.

Lacoste L!ve

Lacoste accélère son rajeunissement autour de la gamme L!ve pour séduire les jeunes urbains et les femmes. Initialement baptisée Red!, la marque au crocodile a renommé sa collection en accord avec sa nouvelle politique marketing de conquête.

L!ve, fortement marquée par des polos aux couleurs primaires et des jeans ultra-slim, montre la volonté de Lacoste de créer une véritable marque « chic branché », volontiers « bourgeois » mais ne s’adressant plus exclusivement aux quinquagénaires… La volonté de traduire un nouvel état d’esprit, une nouvelle façon de vivre « pour être en phase avec l’énergie d’aujourd’hui et de bonnes vibrations » réunit les conditions idéales pour l’émergence d’adeptes de la marque plutôt que de simples clients.

Le nouveau site Lacoste L!ive – élu « site of the day » par FWA – met ainsi l’accent sur l’expérience utilisateur. En anonyme ou après connexion à votre réseau Facebook, vous entrez au coeur du dispositif L!ve : une soirée au coeur de Paris, dans des lieux « cool » avec des gens « cool » (qu’il faut appeler aujourd’hui  » des socialites » !). Chaque « épisode » ou étape du film fait l’éloge de cet état d’esprit festif et coloré.

Bien que le dispositif fasse penser aux campagnes adidas originals house party qui rassemblaient des stars comme David Beckham,Katy Pery, Kevin Garnett, Missy Elliott…, Lacoste privilégie ici des anonymes : «Nous ne cherchons pas d’égérie, sauf pour les parfums. »

De nombreuses options sont proposées durant la consultation du site : focus produits très complets, mini-jeux,… L’internaute peut même revoir les différents épisodes en séléctionnant ceux qu’il a préféré : arrivée à pied, en vélo ou en voiture, accès à la terrasse, la piscine ou le studio. Le final est unique : un street golf sur les toits de Paris, au petit matin…

En réponse aux L!ive de Lacoste, Puma a contre-attaqué avec ses soirées « Puma Social Club » avec le but avoué de devenir la marque la plus désirable en « street-urbain-sport-chic ». L’esprit est là… en revanche, la cible est sensiblement différente, puisque directement orientée sur les fans de sport. Et vous, qu’en pensez-vous ?

Voir le site Lacoste L!ive

Day 10 : la révélation du Sid Lee Boot Camp

Après 240 heures de travail, les campeurs du Boot Camp ont présenté la nouvelle stratégie de la marque FatBoy à sa présidente, Paula Master-Heidemanns. La tension et l’émotion sont palpables durant la présentation… mais chacun s’en sort avec brio.

Paula, visiblement convaincue, définit ce nouveau concept comme « brillant, amusant, surprenant, inventif ». Les managers de SidLee, présents autour des campeurs, semblent eux aussi heureux du résultat. Bertrand Cesvet reconnaissait pour sa part que le travail est digne des productions SidLee !

L’expérience s’achève ici, après 10 jours de folie où les campeurs ont alterné ateliers créatifs, découvertes culturelles & gastronomiques, rencontres improbables et fiestas montréalaises. Le tout encadré parle staff bienveillant de SidLee qui a su les accompagner durant tout le processus de création avec le professionnalisme qui les caractérise.

Pour les détracteurs de l’expérience qui ont pu reprocher à SidLee de profiter de talents sans les embaucher, il faut rappeler qu’à défaut de salaire, les volontaires ont bénéficié de billets d’avion gratuit, de la prise en charge des formalités adminstratives d’entrée au Canada ainsi que la nourriture, les boissons, les sorties, la matériel informatique, les ateliers avec des artistes, architectes, ethnologues, etc. ! Le deal est plutôt équitable, semble-t-il.

Il est à présent intéressant de voir de quelle manière FatBoy va utiliser ce concept dans sa future stratégie. Comment SidLee va également « capitaliser » sur d’éventuelles nouvelles recrues issues du Boot Camp ? Et comment les campeurs désireux de rester dans leurs pays d’origine vont-ils transformer cette expérience dans leur quotidien ? J’espère pouvoir interviewer Albane Guy, la française (et lyonnaise) du groupe, ainsi que Bertrand Cesvet, directeur de SidLee pour recueillir leurs impressions sur cette aventure hors du commun.

« La seconde révolution digitale a débuté »

C’est en l’état ce qu’affirment Christian Verger (Président de Publicis Dialog) et Nicolas Zunz (Président de Publicis Modem) dans Boost, une étude s’intéressant aux conversations et conversions à l’heure du digital.

Le consommateur a aujourd’hui pris le pouvoir, « filant sur des chemins de traverse » pour mieux challenger ou court-circuiter les professionnels du marketing. Le constat montre qu’en dépit de ces observations, les modèles marketing ne s’adaptent pas. Le « purchase funnel » -parcours de décision linéaire Message > Média > Mass sans interaction – continue à être promu au sein des Grandes Ecoles ou par les experts-métier alors que le digital a changé la donne.

Le système ainsi créé ressemble à un flipper : chaque contact de la balle (les idées et les offres – à vitesse de propagation et à pouvoir d’influence comparable à celles véhiculées et promues par nos consommateurs) avec le bumper lui imprime de la vitesse, la renvoyant encore plus fort vers les autres bumpers… Tout en affolant le tableau de score. Métaphore très pertinente…

L’étude ré-introduit les notions fondamentales que sont la génération de contenus, les communautés et le contexte en les unissant au sein d’une même mécanique. Elle rappelle également la notion d’échanges de valeur à chaque fois qu’une interaction se produit entre une marque et son consommateur. Exit donc le rapport unidirectionnel et descendant…

Il convient donc de repenser la relation. Et, « pour reprendre une métaphore de Gabe Zichermann, avant d’espérer « conclure », encore faut-il « flirter ». Avec un consommateur plus sollicité, fuyant et exigeant que jamais. Et si le consommateur a réhabilité le flirt, le digital en devient l’un des terrains de jeu privilégié ».

Et si nous sommes au seuil d’une révolution, pourquoi ne pas en profiter pour aller encore plus loin et inventer les nouveaux concepts du digital avec encore plus d’audace ?

Angry Bird s’offre du Street Marketing !

En cette fin de semaine, je vous propose un retour sur une expérience de Street Marketing vraiment excellente, signée www.saatchi.co.uk.

Le célèbre jeu pour smartphones « Angry bird » s’offre une opération IRL grâce à l’opérateur de téléphonie T-Mobile.

Le 11 mai dernier, les passants de la place Nova Terrassa de Barcelone (ES) étaient invités à jouer au jeu sur un smartphone. Les actions effectuées étaient retransmises sur un écran géant. La suite est à découvrir en images….

via Grégory et www.influencia.net !