10 juin 2011 Fittsize Me

C’est en l’état ce qu’affirment Christian Verger (Président de Publicis Dialog) et Nicolas Zunz (Président de Publicis Modem) dans Boost, une étude s’intéressant aux conversations et conversions à l’heure du digital.

Le consommateur a aujourd’hui pris le pouvoir, « filant sur des chemins de traverse » pour mieux challenger ou court-circuiter les professionnels du marketing. Le constat montre qu’en dépit de ces observations, les modèles marketing ne s’adaptent pas. Le « purchase funnel » -parcours de décision linéaire Message > Média > Mass sans interaction – continue à être promu au sein des Grandes Ecoles ou par les experts-métier alors que le digital a changé la donne.

Le système ainsi créé ressemble à un flipper : chaque contact de la balle (les idées et les offres – à vitesse de propagation et à pouvoir d’influence comparable à celles véhiculées et promues par nos consommateurs) avec le bumper lui imprime de la vitesse, la renvoyant encore plus fort vers les autres bumpers… Tout en affolant le tableau de score. Métaphore très pertinente…

L’étude ré-introduit les notions fondamentales que sont la génération de contenus, les communautés et le contexte en les unissant au sein d’une même mécanique. Elle rappelle également la notion d’échanges de valeur à chaque fois qu’une interaction se produit entre une marque et son consommateur. Exit donc le rapport unidirectionnel et descendant…

Il convient donc de repenser la relation. Et, « pour reprendre une métaphore de Gabe Zichermann, avant d’espérer « conclure », encore faut-il « flirter ». Avec un consommateur plus sollicité, fuyant et exigeant que jamais. Et si le consommateur a réhabilité le flirt, le digital en devient l’un des terrains de jeu privilégié ».

Et si nous sommes au seuil d’une révolution, pourquoi ne pas en profiter pour aller encore plus loin et inventer les nouveaux concepts du digital avec encore plus d’audace ?