4 avril 2011 Fittsize Me

Nous avons recours dans notre quotidien à de nombreuses interfaces homme/machine, que ce soit pour réserver un billet de train ou pour mettre à jour des données personnelles. Elles répondent à des règles de conception très précises. Dans le cas des distributeurs de billets, la prise en compte du contexte est un facteur souvent déprécié par les banques et leurs prestataires.

L’utilisateur est généralement soumis à de nombreux stress (bruits, proximité d’individus,…) qui le perturbent dans sa tâche de façon plus ou moins consciente. De plus, il n’est pas rare que soient proposés des écrans de publicité ou de rechargement de mobile…

L’augmentation de la charge cognitive est réelle et l’utilisateur présentera des difficultés à finaliser correctement son action.

La Société Générale a créé la surprise depuis quelques semaines en mettant à jour ses interfaces de distributeurs de billets. Surprise car les actions sont simples et clairement identifiables. L’utilisateur est guidé à chaque étape et les options présentées sont logiques.

A ce propos, avez-vous remarqué que la plupart des distributeurs proposent de retirer 20 puis 40 euros… et que pour séléctionner 30 euros, il est nécessaire de changer d’écran ? Choix bizarre de conception, s’il en est, heureusement corrigé ici.

Les concepteurs ont pris soin d’agrandir de façon conséquente les zones d’information, tant au niveau de la taille du texte que le cartouche l’entourant. L’avantage pour l’utilistateur est une perception claire de l’enchaînement des écrans et une compréhension accrue des consignes.

Un joli travail de conception que l’on souhaiterait voir appliqué plus souvent sur nos objets du quotidien…

Comments (5)

  1. Les interfaces des DAB de la SG sont effectivement bien faites.

    Sauf que cela n’a rien à voir avec la loi de Fitts, la cible à atteindre c’est les boutons sur le coté de l’écran et le clavier, dont la taille et la distance n’ont pas bougés d’un millimètre.

    Par contre, effectivement l’interface graphique respecte des critères ergonomiques comme le guidage, la charge de travail, la concision et la lisibilité. Par exemple, l’action a faire est décrite dans une phrase courte et direct avec un verbe d’action. Cette phrase est écrite en gros.

    • Fittsize Me

      Bonjour Raphaël,
      Merci pour ce retour très pertinent. J’ai estimé que l’action de pointage était effectuée par l’oeil (et non par une souris ou une main) vers une zone informative de grande taille, augmentant la vitesse et la précision de sa compréhension. Je reconnais ici un détournement de la notion de cible et d’action.
      J’ai modifié l’article en conséquence !

  2. Haaa ça me rappelle mes cours sur la loi de Fitts ! Belle initiative en tout cas, il serait vraiment temps que plus de ce type de services se mettent « à jour » de ce côté là.

    • Fittsize Me

      Je suis tout à fait d’accord, Robin ! La notion d’utilisabilité reste encore floue pour beaucoup de professionnels… mais la tendance commence à s’inverser et de plus en plus de développeurs et de designers s’intéressent de près à l’UXD.

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